2e émission de février

Salut à tous!!

Oui, ça fait un bail, on sait.

On vous met la deuxième émission de février, soit la première à se dérouler un troisième samedi du mois. Il faut cliquer sur le titre en rouge (désolée, je débute dans la gestion du blog, j’ai pas réussi à mettre la belle police et la flèche comme sur les posts précédents)

Au programme, dans le désordre : la prise d’otage du tribunal de Nantes par Georges Courtois, les Tupamaros West-Berlin, une correspondance entre lycéens et détenus, les procès des anarchistes, le travail en prison et diverses infos.

Vous pouvez, bien sûr, toujours nous écrire un mail à audeladesmurs@laposte.net ou nous suivre sur facebook.

Allez… boujoux!

Lien  —  Publié: mai 16, 2013 dans Uncategorized

En cliquant sur le lien ci-dessous, le podcast de l’émission Au-Delà des murs du samedi 5 Janvier :

Aussi, notez que nous serons désormais à l’antenne le premier et le troisième samedi de chaque mois à partir de Février de 17h à 18h30. Pour nous écouter, trois solutions :

-Allumer son poste radio sur 99.1.

-Sur internet en direct à partir de http://hdr.radio.fr

-En attendant les podcast que nous diffusons en général une bonne semaine après sur internet par Facebook, notre blog et à tous les contacts mail que nous avons sur l’adresse lhabite_asociale@boum.org

Salut à tous,

Si la régularité de l’initiative laisse à désirer, l’intention est toujours là : Il y a toujours un soir dédié au cinéma au 199 bis rue due Renard !

Ce jeudi, nous vous accueillons à partir de 19h30 pour regarder ensemble Ici et Ailleurs de Jean-Luc Godard (présentation ci-dessous).

Amenez de quoi manger ensemble histoire de ne pas être interrompus pendant la projection ou la discussion par des estomacs qu’on ne saurait laisser trop longtemps de côté ! Et si jamais vous ne pouviez rien amener, venez quand même. Pour un chouette vendredi soir, on a aussi besoin d’amis !

Ici et ailleurs
1976

En 1970 ce film s’appelait victoire. En 1974 ce film s’appelle Ici et ailleurs.

Ici : une famille francaise qui regarde la television. Ailleurs : des images de la revolution palestinienne. Apprendre à voir ici pour entendre ailleurs. Apprendre à s’entendre parler pour voir ce que font les autres.

Entre février et début juillet 1970 Godard, Gorin et Marco font plussieurs voyages en Jordanie et Palestine pour tourner un film qui devait s’appeler Jusqu’à la victoire avec, pour sous-titre, "Méthodes de pensée et de travail de la révolution palestinienne".

Apres une hésitation sur le choix du groupe de palestiniens avec lequel faire le film les réalisateurs choisissent le plus large, le Fatah qu’ils interrogents sur la façon dont ils s’y prennent pour former leurs militants à la révolution.

Le matériel est tourné lorsque surviennent les massacres de septembre 70, nommé septembre noir où l’armée jordanienne massacre les combattants palestiniens dans les camps de Jordanie et à la frontière palestinienne. Sont ainsi assassinés la pluspart des militants rencontrés par Godard, Gorin et Marco.

Le film qui devait être fait avec eux, par aller retour entre les différentes étapes de travail, ne peut plus avoir lieu. De plus l’état politique filmé au premier semestre 70 devient caduque.
En 1972, Gorin affirme que leur film sur la Palestine a beaucoup changé, qu’il en est à sa troisième ou quatrième version et qu’il porte moins pas sur la situation politique que sur comment filmer l’histoire. Au matériel palestinien se mêlera un élément fictionnel, des actualités, des matériaux sur la résistance française durant la seconde guerre mondiale…

Le groupe Dziga Vertov est néanmoin dissout en 73 après l’échec du travail en commun autour du dialogue entre L’ailleurs immédiat et Moi je dans le cadre de la société qui devait s’appeler "Tout va assez bien" (TVAB films). L’ailleurs immédiat, titre emprunté à Georges Bataille devait être réalisé par Gorin seul et décrire une utopie sur ce que serait la France si les gauchistes prenaient le pouvoir. Moi je, devait dialoguer avec lui. Godard n’écrivit que le scénario de ce film jamais tourné. Il reprenait la relation Vertov Eisenstein repensée comme complémentaire. Le véritable montage est l’invention exclusive de Vertov. Eisenstein croit réinventer le montage mais développe une théorie des angles de vues.

Le film est ainsi terminé sans Gorin et avec Anne-marie Mieville. Godard a alors rompu avec le maoïsme et les militants en prennent pour leur grade : "Pauvres idiots de révolutionnaires, millionnaires en images de révolutions."
Godard et Mieville reprennent la vision de Jean Cocteau pour qui le cinéma c’est filmer la mort au travail. C’est une vision moins pédagogique que celle exprimée dans un manifeste de Godard de juillet 1970 paru dans le journal du Fatah :

"C’est l’imprialisme qui nous a appris à considérer les images en elle-même, qu’une image est réelle. Alors qu’une image, le simple bon sens montre qu’elle ne peut être qu’imaginaire, précisément parce que ce n’est qu’une image, un reflet.

Par exemple tu te dis " je suis jolie ou j’ai l’air fatigué. Mais en disant cela qu’est-ce que tu fais ? Tu ne fais rien d’autre qu’établir un rapport entre plusieurs reflets, l’un ou tu avais l’air en forme et un autre où tu l’étais moins. Tu compares c’est à dire, tu fais un rapport et alors tu peux conclure, j’ai l’air fatigué. L’impérialisme, en cherchant à nous faire croire que les images du monde sont réelles alors qu’elles sont imaginaires, cherche à nous empêcher de faire ce qu’il faut faire : établir des rapports réels, politiques entre ces images. "

Pour Noël, sachez que nous avons pensé à vous tous (et j’ose espérer que je suis en train de m’adresser à des milliers de personnes en ce moment même) !

Comme vous le savez, chaque émission est enregistrée sur le serveur de HDR et nous pouvons la récupérer grâce à l’équipe technique.

Pour votre bonheur à tous, il n’y a qu’à cliquer ici pour en profiter (écouter en ligne et/ou télécharger pour les connexions qui peineraient à lire le fichier en direct) .

Pour rappel, il s’agissait d’une émission consacrée à la production littéraire et culturelle en prison, ce qui nous aura permis de faire l’heureuse rencontre de Hervé (ancien détenu à Val-de-Reuil) que nous remercions encore.

Si vous voulez nous contacter, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à lhabite_asociale@boum.org ou à rejoindre notre profil facebook (https://www.facebook.com/groups/491731957504524/) dans lequel nous vous accepterons volontiers.

Bonnes fêtes à toutes et à tous avant de nous retrouver pour l’émission du premier Samedi de Janvier pendant laquelle nous discuterons du rapport entre les mineurs, la justice et la détention.

 

 

Vous trouverez le podcast en cliquant sur le lien suivant : http://soundcloud.com/au-del-des-murs
Pour rappel, vous pouvez également rejoindre notre groupe de travail sur Facebook pour partager des actualités sur l’univers carcéral et ses luttes, pour vous tenir informés, ou pour nous suggérer des idées : https://www.facebook.com/groups/491731957504524/

Lundi 12, au 199 bis rue du Renard à 19h : projection de LA DEUXIEME PARTIE de Histoires Autour de la folie.

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Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les traitements psychiatriques ont beaucoup évolué : à l’enfermement hérité du XIXe siècle s’est substituée la volonté de réinsertion, tandis que le regard médical et social sur la folie évoluait. Ville-Evrard, en région parisienne, est un hôpital de santé mentale modèle, tel qu’on les concevait voici plus d’un siècle. Paule Muxel et Bertrand de Solliers donnent la parole à certains de ceux qui y ont vécu ou travaillé, retraçant ainsi la genèse de l’histoire psychiatrique occidentale.

Comme le film dure 3h30, nous évaluerons sur le moment si nous avons l’énergie nécessaire ou s’il faudra remettre la deuxième partie au vendredi suivant (ce qui semble le plus probable).

P.S. Merci d’amener de quoi partager un buffet et sinon, il n’y a vraiment pas de quoi se sentir coupable. Donc ne vous privez pas de venir juste par peur d’arriver les mains vides !

Aussi, pour ceux qui n’auraient pas assisté à la première soirée consacrée à ce film, vous pourrez malgré tout comprendre la deuxième partie sans problème. Les différents entretiens construisent un récit très détaillé avec un effort permanent de contextualisation.

Nouvelle affiche de l'émission Au-Delà des murs sur HDR (99.1 ou www.radiohdr.radio.fr)